Partie 2 – T’as pris du poids ? Comment ça se fait ? T’étais pas au régime ?

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Partie 2 : Pourquoi nous grossissons ?

Nous l’avons vu dans la première partie (Partie 1 : Pourquoi la plupart des régimes ne fonctionnent pas ?), la plupart des régimes phares n’aide pas à perdre du poids sur le long terme.
Peut-être ne cherchons nous pas aux bons endroits, peut-être devrions nous remettre en question le fait que manger moins de graisse n’aide pas à perdre du poids et qu’augmenter notre apport en glucide pour compenser n’aide pas non plus.

Quelques chiffres :

Aux états Unis comme en France, le taux d’obésité ne cesse d’augmenter depuis que les conseils alimentaires privilégient de manger davantage de glucides tout en réduisant de plus en plus les graisses.
Aux États Unis : En 2009 c’était 30% de la population américaine qui était obèse (ce qui ne prend pas en compte la plupart des gens à la limite de l’obésité et en surpoids). Les derniers résultats datant de juin 2016 sont alarmants puisque c’est désormais 38% des adultes et 17% des adolescents qui rentre dans cette catégorie.
En France : le taux d’obésité n’a cessé d’augmenter depuis que nous suivons les mêmes recommandations alimentaires que nos confrères américains. Selon les derniers rapports de 2009, c’est 14.5% de la population qui était obèse. Contre seulement 8.5% en 1997.
En effet depuis plus de 50 ans, les écoles de nutrition informent les futurs nutritionnistes que les graisses sont mauvaises pour notre santé, qu’elle crée du cholestérol et qu’elles nous font grossir. Mais aucune étude fiable n’a été faite avant les années 90. Par étude fiable j’entends une étude de plus d’un an, sur des sujets différents de tout âges qui présentent ou non des problèmes de santé répartit par groupe.

Étude 1 : Est-ce que les graisses font grossir ?

En 1990, dans cette première étude, des volontaires se sont vus proposer de suivre pendant un an, 4 régimes alimentaires qui différaient par leurs teneurs en graisse. A l’issue de l’étude, le groupe qui avait consommé le plus de graisse n’avait pas pris 1 gramme et certains avaient même perdu du poids. Pour les autres groupes, on s’est aperçu que les régimes pauvres en graisse n’avaient pas d’effet sur le poids corporel de certains sujets, mais que d’autres avaient pris du poids. Sans raison valable à cela, il avait été dit que le corps devait sans doute s’habituer et empêcher la perte de poids.

Étude 2 : Est-ce que les régimes à forte consommation de graisse sont dangereux pour la santé et font-ils grossir ?

Ce fut en mars 2007 que la plus grosse étude réalisée jusque lors rendit son verdict.
Réalisée par Christopher D. Gardner, il voulait prouver au monde entier que les régimes à forte consommation de graisses (dont les graisses saturées) & viande et à faible consommation de glucides étaient une dangerosité pour l’organisme et ne permettait pas de perdre du poids.
Cette étude coûta 2 millions de dollars au gouvernement des États Unis. Elle fut menée par des chercheurs de l’université de Stanford sous la direction de Christopher D. Gardner. Elle comparait 4 régimes :

  1. Le régime Atkins (A) : proche du régime Cétogène – 20g de glucides par jour pendant les 2-3 premiers mois ; ensuite 50g. Protéines et lipides à volonté.
  2. Un régime Traditionnel (T) : Restriction caloriques, les glucides constituent 55 à 60% de l’ensemble des calories consommées, les matières grasses et les protéines 30% dont 10% de graisses saturées. Activité physique régulière recommandée.
  3. Le régime Ornish (O) : Moins de 10% des calories issues des matières grasses. Les sujets devaient méditer et faire de l’exercice.
  4. Le régime Zone (Z) : Bien connu des CrossFiter et proche du régime Paléo : 30% des calories issues des protéines, 40% des glucides et 30% des matières grasses.

Voici l’étude : Comparison of the Atkins, Zone, Ornish, and LEARN Diets for Change in Weight and Related Risk Factors Among Overweight Premenopausal Women – The A TO Z Weight Loss Study: A Randomized Trial (Télécharger l’étude en pdf)

C’est lors d’une conférence intitulée « The battle of the weight loss Diets : Is Anyone Winning (at losing) ? (La bataille des régimes amaigrissants : y a-t-il un vainqueur ?) qu’il présenta ses résultats.

Christopher D. Gardner annonça les résultats de l’étude en 2007 avec un gout amer dans la bouche. C’est devant tout son auditoire qu’il annonça le triomphe des régimes à forte consommation de viandes & graisses (contenant des graisses saturées) tels que le régime Atkins, tout en précisant que ces résultats avaient été pour lui « difficile à avaler ».

Dans cette étude, en comparaison avec les autres régimes, les sujets qui ont suivi un régime Atkins, sans restriction de quantité de nourriture pour la viande rouge et les graisses saturées se sont vus :

  • Perdre plus de poids
  • Diminuer fortement leurs taux de triglycéride (une variété de lipides, c’est-à-dire de corps gras)
  • Augmentait davantage leurs taux de « bon cholestérol »
  • Réduire davantage leur tension artérielle.

Ce qui en ressors est donc plus que positif, affirmant que les régimes fort en graisses + viandes sont totalement inoffensif et même bon pour la santé ! A noter que Christopher D. Gardner applique désormais lui-même cette pratique à ses patients.

Identifier les problèmes :

1. Glucides et index glycémique :
Ainsi nous comprenons que le principal problème de la prise de poids (et plus précisément, la prise de graisse), provient de la quantité de glucides que nous mangeons. En effet, certaines personnes ne prennent pas de poids malgré qu’ils mangent énormément de glucides. Or d’autres, prennent plus facilement du poids, voire très facilement. Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux ! Le plus judicieux est de trouver à quelle moment ou après quel quantité de glucides ingérés le corps de chacun se verra prendre des boulets disgracieux.
De là, nous pouvons tout de même noter que tous les glucides ne se valent pas. En effet suivant la quantité de fibre et de nutriments que contiennent les aliments, leur index glycémique est plus ou moins élevé. (Les aliments sans nutriments et fibres sont également appelés Calories Vides). Plus l’index glycémique d’un aliment est élevé, plus le corps va faire des pics d’insuline 30 minutes après l’avoir ingéré, mettant le corps en alerte et venant ainsi stocker ces « sucres » dans des zones de stockage du corps afin de faire retomber la glycémie plus bas encore que le taux normal (ce qui provoque alors l’hypoglycémie). A noter que certains aliments comme le pain, les pâtes et certains riz ont un index glycémique élevés. Ceci prouve bien que ce ne sont pas DU TOUT des sucres lents comme on le croit souvent. Pour en savoir davantage : https://topforme.info/indice-glycemique-cest-quoi/
Notez donc que réguler votre glycémie sera un atout et surtout un allié important dans votre perte de poids. Consommez des aliments riches en nutriments et fibres.

2. Le problème des surrénales et dérèglements hormonaux :
Il arrive dans certains cas, que les régimes ne fonctionnent pas. Pas de poids perdu, parfois du poids pris. Vous ne faites jamais d’écart et pourtant, cela ne marche pas.

2.1 – 1ere solution : Tester ses hormones aux stress :
Il existe un autre type de problème qui peut, en effet, vous empêcher de perdre du poids. Ce problème est un dérèglement hormonal. Si vous subissez un bouleversement émotionnel, un état de stress ou un danger (physique ou non), les taux de cortisol et DHEA resteront élevés si le stress est prolongé (comme dans le cas d’une maladie). Si ce stress / maladie etc. est trop prolongé, (plusieurs mois ou années), il se peut que vous ayez besoin de réguler tout cela pour ensuite commencer à perdre du poids.
Il est donc important de consulter votre médecin traitant si vous avez des doutes à ce sujet afin de faire des prélèvements de salive à divers moments de la journée afin de savoir si vous devez ou non « guérir » vos hormones. (Pour en apprendre davantage sur les hormones de stress : https://topforme.info/le-saviez-vous-regime-muscle-hormones-surrenales/)
Et il en va de même pour la thyroïde.

2.2 – 2eme solution : Tester sa tyroïde :
Le test le plus connu est le TSH, mais il n’est pas fiable à lui seul !
Demandez l’ensemble des examens suivants et insister auprès du médecin si nécessaire : TSH, T4, T4 Libre, T3, T3 Libre, T3 inverse, Anti TG et anti-TPO.
Pour mieux comprendre :

  • Le T4 : c’est le plus courant après le TSH. (T4 = Molécule faites d’acide aminé tyrosine et de 4 molécules d’Iode). C’est l’hormone de base sécrétée par la tyroïde. C’est la plus abondante et la plus puissante des hormones thyroïdiennes. 60% est utilisé par les cellules et le reste est converti en T3 qui est l’autre hormone Thyroïdienne la plus active.
  • Le T3, T4 libre : Cette mesure permet de savoir quelle proportion d’hormone thyroïdienne atteint effectivement les cellules.
  • T3 inverse : Elle mesure la substance (rT3) qui bloque l’action de la T3 en prenant sa place dans les cellules. L’excès de rT3 indique habituellement un problème lié aux surrénales.
  • Anti-TG et anti-TPO : Ces tests mesurent les anticorps spécifiques aux hormones thyroïdiennes. Ils permettent ainsi de déterminer si le patient a ou non une thyroïde auto-immune (1 allergie à sa propre tyroïde).

Si les tests prouvent l’existance d’un problème de thyroïde, évitez de manger du soja et mangez davantage de protéinés. Privilégiez les légumes, les bonnes graisses et les glucides sains (IG bas). En cas d’hypothyroïdie (allergie à sa propre tyroïde), évitez le chou, les épinards et les navets qui peuvent inhiber la thyroïde.

Conclusion :

  • Ne réduisez pas inutilement vos portions mais mangez à votre faim sans gloutonnerie en privilégiant les aliments gras et protéinés.
  • Réduisez votre glycémie en privilégiant les aliments à IG (index glycémique) bas et parfois modéré.
  • Éliminez les aliments contenant des calories vides c’est-à-dire contenant très peu ou aucun nutriment et fibre (Pains, certaines céréales, pâtes, riz, sucrerie, gâteaux etc.) et tous ceux ayant un IG Haut.
  • Plus vous mangez d’aliments contenant un IG haut et des calories vides, plus vous aurez envie de manger rapidement et plus votre addiction au sucre sera importante
  • Éliminez les aliments broyés ou moulinés qui perdent leurs fibres alimentaires lors des mixages et une bonne partie de leurs nutriments. De plus, le fait de broyer ou mixer les aliments fait monter leurs index glycémiques.
  • Les aliments à IG élevé constituent une addiction auprès du cerveau au même titre que la drogue. Ne plus en consommer durant un certain temps vous coupera de votre addiction aux sucres et sucrerie.

Aller plus loin :

By | 2017-09-19T13:12:56+00:00 février 6th, 2017|Alimentation, Santé|0 Comments

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Née en juillet 1987 et passionnée par le sport, l'alimentation et la santé. Travaille comme nutritionniste : Regime.fit Facebook : Sandrine, dans une salle de sport à Voreppe (38) depuis plusieurs année : CaliforniaGym et pour une agence de Communication à Voreppe : Web+. Project manager et Rédactrice pour NSS - Nutrition, Sport et santé.

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