Le régime cétogène, comment ça marche ?

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Le régime cétogène, comment ça marche ?

Très faible en glucide (puisque l’on consomme le moins de glucide possible – moins de 30g par jour en moyenne répartit sur la journée) mais enrichi en lipide (plus communément appelé graisse). Le régime cétogène a pour principe de transformer les matières grasses ingérées en énergie. Lors d’une alimentation « normale » le corps puise ses ressources énergétiques directement dans les glucides et n’a pas besoin de les transformer. Dans le cadre d’une alimentation cétogène, c’est l’organisme qui produit ses propres ressources énergétiques grâce aux lipides. En effet, le corps produit ce que l’on appel des cétones, ou corps cétoniques, qui vont alors lui servir d’énergie.

Comme vous l’aurez compris, toutes les sources de lipides, même les plus grasses sont tolérées : Beurre, fromage, crème fraîche, charcuterie, oléagineux (noix / amandes / etc.), huiles végétales, graisses de canard, poissons gras et avocat. On évitera cependant la cuisson de certaines huiles et matières grasses à haute température.

Pour ceux soucieux de leurs santé, il est possible de limiter, voir de stopper la consommation de produits laitiers (ce qui n’est pas plus mal). On veillera au bon rapport acide-base ainsi qu’à l’équilibre oméga 6 / oméga 3 (3 pour 1). Il faudra aussi donner une priorité aux graisses contenant des triglycérides, c’est à dire à chaîne moyenne (TCM) qui favorisera l’arrivée en état de cétose du corps (l’huile de coco est un très bon exemple).
Au niveau des protéines, il sera important de faire des calculs dans un premier temps afin de trouver votre juste milieu, suivant votre niveau d’activité physique, votre poids et votre besoin quotidien.

C’est en fait au niveau des glucides que l’on fait un ménage complet. Plus de céréales, légumineuses, féculents, peu de légumes et fruits. En effet, comme nous l’avons vu précédemment il est important que l’apport en glucide soit faible et pour cela, il faut limiter certains aliments. Il faudra favoriser ceux avec un IG bas et un taux de glucides faible : Chou chinois, chou-fleur, salade, champignon, céleri-branche, endive, baie rouges (telles que les fraises, les myrtilles, les framboises et les groseilles qui peuvent être consommés à hauteur de 50 g par jour sur une bonne répartition).

Quels effets sur la santé ?

L’alimentation cétogène est principalement utilisée pour des raisons thérapeutiques depuis plus de 90 ans (depuis 1920). Souvent critiquée et considérée comme contraignante, difficile à suivre, elle a cependant été longuement étudiée et testée (avec succès) dans certains cas de maladie ou accident grave. Avec un fort potentiel thérapeutique pour des maladies neurologiques comme Alzheimer, Parkinson mais aussi pour les lésions cérébrales lors d’accident vasculaires cérébraux (AVC), cancer ou encore les épilepsies de l’enfant.

Un peu de culture : La diet cétogène a un impact favorable sur les personnes atteintes de cancer. Nos cellules saines se nourrissent essentiellement de graisses tandis que les cellules cancéreuses puisent leur énergie dans le sucre que nous consommons. En suivant une alimentation cétogène, les tumeurs ont un accès réduit à leur nourriture de prédilection : le sucre. Moins de sucre, cela signifie donc moins d’énergie pour les cellules cancéreuses. Plus de graisses, cela signifie plus de cétones pour les cellules saines. Cette diète renforce donc de façon ciblée les parties saines de l’organisme sans bénéficier aux cellules cancéreuses.

La maladie d’Alzheimer, elle, a la particularité d’empêcher les neurones d’utiliser le glucose, qui est habituellement leur première source d’énergie. Or sans énergie, impossible de fonctionner. D’où l’idée de leur apporter des cétones, donc des graisses, qui vont être utilisées par les cellules cérébrales à la place du sucre.

Approfondir le fonctionnement :

Du fait du déséquilibre du régime, il est nécessaire d’avoir des apports supplémentaires en vitamines, calcium, potassium, etc. La diète cétogène nécessite un suivi médical rapproché car elle peut avoir des effets secondaires gênants dans le cadre où elle n’est pas correctement suivie.

Plus de détails :
Lors d’une alimentation classique, nous mangeons principalement des glucides (~50%), puis des graisses (~35%), puis des protéines (~15%). Pour mieux comprendre voici un aperçu global de notre façon de manger :

Protéines : Viande / Poissons / Œufs / Laitages
Glucides : Amidons (pomme de terre, riz, farine de blé, céréales diverses) / sucre / fruits / légumes.
Lipides : Huiles / Beurre / Margarine / Crème fraîche / Oléagineux (noix, noisettes, amandes etc.) / Poissons gras / Avocat etc.

Contrairement à nos habitudes déjà bien ancrées où nous utilisons le glucose comme source principale d’énergie, l’alimentation cétogène a pour but de puiser ses ressources des graisses via les corps cétoniques. Ainsi l’alimentation d’une personne en cétogène varie pour se nourrir principalement de lipides (~88%), puis de protéines (~10%) et enfin de glucide (~2%).

Alimentation Cétogène Alimentation Normale
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Qui ne peut pas suivre un régime cétogène :

/!\ Attention cette partie est technique et peut s’adresser à un public averti

Malheureusement il existe quelques très rares cas de troubles congénitaux du métabolisme incompatibles avec un régime cétogène.
Il s’agit d’infections :

  • Ou le foie n’est pas en mesure de produire des cétones (trouble de la cétogenèse), comme par exemple le déficit en MCAD (acyl-CoA-déshydrogénase des acides gras à chaîne moyenne)
  • Ou les cellules de l’organisme ne sont pas en mesure de brûler les cétones (trouble de la cétolyse), par exemple en cas de déficit en HMG-CoA synthase ou en HMG-CoA lyase
  • Ou la combustion des acides gras est perturbée (trouble de l’oxydation des acides gras) par exemple en cas de troubles du système de transport de la carnitine ou de déficit en acyl-CoA déshydrogénase
  • Ou le foie n’est pas en mesure de synthétiser du glucose (déficit de la glycogenèse) par exemple en cas de déficit en pyruvate carboxylase
  • Ou il y a un trouble de la production d’insuline par le pancréas, par exemple en cas d’hyperplasie des cellules des îlots de Langerhans ou d’insulinome.
  • L’effet diurétique de ce mode d’alimentation peut représenter un danger pour des reins déjà affectés. Si vous souffrez d’insuffisance rénale, ne commencez pas un régime cétogène sans en avoir parlé à votre médecin traitant et prévoyez des analyse d’urine régulières.

En dehors de ces cas spécifiques, aucune contre-indication à l’alimentation cétogène n’est connue à ce jour. Seules les personne atteintes d’un diabète avancé non diagnostiqué ou qui ne soignent pas un diabète diagnostiqué pourraient courir un danger, car si l’insuline qui leur fait défaut n’est pas administrée par voie médicamenteuse, elles risquent de développer une acidocétose (coma du diabétique).

Source : Le régime Cétogène contre le cancer – Pr Ulrike Kämmerer – Dr Christina Schlatterer – Dr Gerd Knoll

By | 2017-11-18T16:59:45+00:00 octobre 24th, 2016|Alimentation, Santé|0 Comments

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Née en juillet 1987 et passionnée par le sport, l'alimentation et la santé. Travaille comme nutritionniste : Regime.fit Facebook : Sandrine, dans une salle de sport à Voreppe (38) depuis plusieurs année : CaliforniaGym et pour une agence de Communication à Voreppe : Web+. Project manager et Rédactrice pour NSS - Nutrition, Sport et santé.

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