La « révolution verte », un jolie « fake » gouvernemental

//La « révolution verte », un jolie « fake » gouvernemental

La révolution verte est le processus qui a conduit les paysans du sud à suivre l’exemple des paysans du nord et ainsi à cultiver seulement certains types de céréales, légumineuses, racines et tubercules soigneusement sélectionnés génétiquement pour leur capacités de hauts rendements.
A l’origine de cette révolution : les centres internationaux de recherche agronomique.

Ils ont recherchés, sélectionnés et créés (par hybridation) plusieurs variétés de céréales capables de résister aux intempéries et bien intercepter l’énergie solaire. Dans la théorie, ces graines devraient permettre un accroissement significatif des rendements. Mais… il y a toujours un mais…

La volonté de vouloir rentabiliser au plus vite ses cultures à cause des investissements, de l’argent dépensé pour la recherche et la création de ses graines hybrides « magiques » capable de pousser n’importe où, n’importe quand, peu importe les conditions climatiques et l’environnement, à pousser les agronomes à mettre au point un nombre limité de variétés…
Ainsi, toutes les productions locales traditionnelles (manioc, taro, mil, quinoa, amarante, lupin, igname etc.) qui nourrissent l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine depuis toujours, ont quant à elles, été délaissées. Une grave erreur pour ses pays qui se sont empressés d’utiliser ses nouvelles graines hybrides mais qui demandent une irrigation maximale et un apport massif en engrais de synthèse et pesticides.

« Oui, parce que le gouvernement a fait ça bien : si t’as pas les bon engrais, les bons pesticides et des tonnes d’eau à disposition, ça ne produit pas, dommage ! »

1er Résultat : Pour beaucoup de petits paysans, faute de moyen et dans l’incapacité d’acheter les bons pesticides & engrais, et pire encore, le manque d’eau (très absent dans certains pays), leurs rendements… ont chutés !
2nd Résultats : Ces « graines magiques » se sont très bien accommodées aux cultures qui pouvaient fournir une irrigation intensive et qui étaient déjà équipées en infrastructures de drainages et d’irrigation, dans lesquelles des exploitants agricoles relativement aisés n’avaient pas trop à craindre les accidents climatiques. Pour les autres, la révolution verte a été synonyme de désastre financier et humain.

La révolution verte a coûté très cher : Semences améliorées, engrais minéraux, produits pesticides etc. Peu de foyers agricoles ont pu payer comptant ces innovations. Il a donc fallu emprunter de l’argent. Bonne nouvelle pour les banques ! Grâce à l’aide du gouvernement dans les pays du Sud, des systèmes de crédit agricole dans le cadre de projets de développement ont été mis en place. C’est ainsi que les paysans ont hypothéqués leurs terres, leurs troupeaux et, incapable de rembourser les fonds, ont tout perdu. Ainsi de nombreux paysans se sont retrouvés à la rue sur les routes d’un exode rural accéléré, en direction de bidonvilles déjà surpeuplés, qui conduit ainsi ces gens dans les circuits des migrations internationales clandestines.

A la recherche d’un point positif :

Mais cette révolution n’a pas des mauvais côtés pour tout le monde. Les populations capables de financer les engrais de synthèse, pesticides, et capables de fournir un gros système d’irrigation ont vu leurs rendements accroître. En tout cas dans un premier temps. Malgré les recours aux adjuvants chimiques, les déséquilibres écologiques refont rapidement surface :

  • Prolifération d’insectes,
  • Prédateurs résistant aux pesticides,
  • Foisonnement des mauvaises herbes dont le cycle de développement s’apparentent à ceux des plantes trop fréquemment cultivées,
  • Perte irréversible de certains oligoéléments,
  • Salinisation de terrains mal irrigués et insuffisamment drainés,
  • Pollution des eaux de surface et souterraines liée à l’utilisation répétée de produits chimiques,
  • Exposition accrue des terrains à l’érosion pluviale ou éolienne,
  • Perte de la biodiversité culturale et spontanée, etc.

L’augmentation des rendements promise par la révolution verte n’a donc pas seulement coûté aux paysans qui se sont endettés. Elle a également un coût sanitaire et écologique pour la société dans son ensemble. C’est ce que les économistes appellent les « externalités négatives ».
Mais la recherche et le développement n’a pas dit son dernier mot ! Ils sont allés chercher de nouveaux gènes dans les variétés résiduelles et espèces sauvages n’ayant pas encore disparues, dont il faut donc plus que jamais assurer la survie, demandant encore plus d’argent.

Malheureusement, au lieu de faire un retour en arrière et essayer de sauver l’agriculture traditionnelle, la recherche s’est entêtée pour poursuivre vers cette révolution et ainsi continuer à limiter les espèces les plus facilement cultivables à haut rendement, délaissant ainsi nos vieilles espèces riches en nutriments.
On notera que le « catalogue officiel » des graines (dites légalement utilisables) sont à plus de 70% transformées ou créées (par hybridation). Pour trouver d’anciennes graines, rendez-vous sur https://kokopelli-semences.fr/?lang=fr-fr

Pourquoi pas le bio ?

Il faudra bien un jour se rendre compte de la dangerosité de certains pesticides (cancers, pathologies, maladies diverses, problèmes de santé & sanitaires etc.) et peut-être essayer de mettre en place un système de production plus respectueux de l’environnement. Notre manière traditionnelle de produire demande beaucoup d’énergie fossile (carburant à base de pétrole, engrais de synthèse, produits phytosanitaire etc.) mais aussi beaucoup de production pour alimenter l’huile des moteurs, les techniques de chauffages des bâtiments, le fumier et le compost pour la fertilisation des sols appauvris etc.

C’est ce qu’a fait l’arrivée du « bio ». Mais malheureusement, l’état n’aide pas les producteurs « bio » à venir s’installer. En effet la conversion au bio est coûteuse car le moindre rendement des deux premières années n’est pas encore compensé par la certification « bio » et le prix plus rémunérateur qui en découle. Il faudra ainsi attendre 3 ans afin de pouvoir rentabiliser ses frais, ce qui demande un autofinancement conséquent. Les banques ne prêtent pas autant d’argent aux agriculteurs bio, qu’aux agricultures qui utilisent des pesticides.

Conclusion :

  • Vous l’avez compris, notre santé est importante, le goût des aliments est important, et les nutriments contenus dans ces derniers sont également importants. N’achetez pas n’importe quoi et essayer d’être un petit peu responsable.
  • Privilégier une alimentation issue de l’agriculture Biologique et faites attention à ce que vous achetez dans le commerce.
  • Ne vous gavez pas de céréales qui n’ont aucune valeur nutritionnelle et forment un ensemble de calories vides.
  • Soyez acteur de votre vie et de l’avenir de notre planète. Si chacun y met du sien et commence à être responsable, nous ne serons plus dans l’obligation de subir les erreurs de notre société.

Pour en savoir d’avantage, je vous recommence ce livre que vous pouvez trouver sur Amazon :
Famine au Sud, malbouffe au Nord de Marc DUFUMIER

By | 2017-09-19T13:12:56+00:00 mars 16th, 2017|Santé|0 Comments

About the Author:

Née en juillet 1987 et passionnée par le sport, l'alimentation et la santé. Travaille comme nutritionniste : Regime.fit Facebook : Sandrine, dans une salle de sport à Voreppe (38) depuis plusieurs année : CaliforniaGym et pour une agence de Communication à Voreppe : Web+. Project manager et Rédactrice pour NSS - Nutrition, Sport et santé.

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